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Présentation de Yaoundé

La Communauté Urbaine de Yaoundé est une Collectivité Territoriale Décentralisée et une personne morale de droit public. Elle est dotée d’une personnalité juridique et d’une autonomie financière. Elle gère sous tutelle de l’Etat, les affaires locales en vue du développement économique, social et culturel de ses populations.

1. Historique

Historiquement, le nom de Yaoundé est dû, selon toute vraisemblance, aux explorateurs allemands qui, interrogeant les populations locales, auraient mal noté leur nom Ewondo en Yaundé, à la fois Site et Habitants. L’erreur des Allemands est restée. Et avec la colonisation française, Yaundé est devenu Yaoundé.

Les principales étapes de l’histoire de la ville sont :

  • 1887 : Première expédition allemande à l’intérieur du pays à partir de Kribi.
  • 1888 : Deuxième expédition allemande avec le capitaine Kundt et le lieutenant Tappenbeck. Le capitaine Kundt repère le site du futur <<Yaunde Station >> et y installe une petite garnison de 60 soldats africains
  • 30 novembre 1889 : Installation de August Georg Zenker à << Yaunde Station >> qui se construit progressivement et comporte 22 cases en 1895.
  • 1895 : Le Major Hans Dominik remplace Georg Zenker. << Yaunde Station >> devient Station gouvernementale impériale, indépendante de la base allemande de Kribi.
  • 1909 : <<Yaunde Station >> est une solide enceinte carrée de 100 m de côté construite en briques. Sa fonction est essentiellement militaire. La Station s’équipe progressivement et déborde de cette première fonction : essais de cultures exotiques, construction d’un hôpital, ouverture d’une école, construction d’une quinzaine de baraquements en 1911 à usage de factoreries, la plupart Allemandes, et quelques unes Anglaises. Les factoreries s’installent au pied du poste, sous sa protection immédiate, le long de la route de Lolodorf-Kribi empruntent les convois venant de la côte. Puis, elles s’étendent au-delà du Mfoundi ou Georg Zenker situe déjà en 1890-1892, les concessions RW King, J. Holt Woermann. C’est le début du glissement des activités commerciales vers la colline opposée.
  • 1921 : Sous la tutelle française, on note la construction du Palais du Commissaire de la République. Le site originel se spécialise dans un rôle de centre administratif (750m).
  • 1925 : Le premier périmètre urbain est déterminé. Le tracé laisse à l’extérieur de la ville tous les quartiers d’immigrés et n’englobe que les deux collines centrales de la zone administrative, le camp construit pour les fonctionnaires indigènes que ceux-ci dénomment par dérision, Mokolo une petite ville du Nord d’abord à cause de son éloignement du centre administratif.
  • 1927 : Achèvement de la ligne de chemin de fer Douala-Yaoundé.
  • 1928 : Achèvement de l’ancienne gare de Yaoundé. Une nouvelle route Nord-sud longe la rivière Abiergue et la voie ferrée avec ses entrepôts et court-circuite celle qui passait par la <<Station >>.
  • Entre 1930 et 1940, les maisons de commerce s’établissent le long de la nouvelle voie, à proximité de la gare et du Marché Central, amorçant ce qui deviendra le << centre commercial>>.
  • Dès 1916, le petit marché qu’animaient les commerçants <<haoussa >> au fief du poste allemand est transféré sur la colline du << centre>>. Ce marché qui prendra le nom de Marché Central est reconstruit en dur dans les années 1952-1955 en même temps que l’axe central sera complété par un quadrillage de rues tirées au cordeau et par la Rue de l’Intendance qui limite le quartier commercial au sud.
  • 1934 : de même que les commerçants, les militaires quittent le centre administratif pour s’installer vers le sud de la ville, sur le Plateau ATEMENGUE (793 m), non loin de l’Ecole Régionale. Quant aux occupants des lieux, ils sont dirigés de force vers la route de Kribi où ils créent le village dObili nom dérivé de <<obligés>>. A l’issue de la première guerre mondiale, la capitale du Cameroun Allemand, Buea, est cédée aux Anglais. Le Général Aymerich proclame Yaoundé, chef-lieu du Cameroun sous administration française. Ainsi, les hasards de la guerre font de la modeste station de l’intérieur la capitale de tout un territoire.
  • En 1958, Yaoundé est proclamée capitale de l’Etat du Cameroun, et le 1er janvier 1960 à l’indépendance, capitale de la République. Après la réunification en 1961, Yaoundé est successivement capitale fédérale du Cameroun et capitale de l’Etat fédéré du Cameroun Oriental, capitale de la République Unie du Cameroun en 1972, et depuis 1983, capitale de la République du Cameroun.

2. Géographie

Yaoundé est la capitale du Cameroun et chef lieu de la région du centre. Elle est située à 200 Km de la côte Atlantique, entre le 4° de latitude Nord et le 11°35 de longitude Est. Elle est entourée de 7 collines qui seraient responsable de son climat particulier et dont les plus élevées sont situées du côté de l'Ouest et Nord-Ouest (Mont Mbankolo 1075 m, Mont Messa 1025 m, Mont Febé 1025 m, Mont Nkolondom 1200 m, etc…). Yaoundé occupe un site accidenté de 31 000 ha (2011).

Sur le plan démographique, la population de la Ville de Yaoundé est passée de 5 865 habitants en 1962 à 89 969 habitants en ……Le deuxième recensement général de la population et de l’habitat l’estime à 560 785 en 1987, à 1 013 800 habitants en 1994 et à 1 456 800 habitants en l’an 2000. Le troisième recensement général de la population réalisé en 2005 l’évalue à ,1 817 524 habitants. Avec un taux de croissance de 3,45%[1], la population estimée en 2011 est de 2 Millions d’habitants, soit 11.68% de la population totale du Cameroun repartie ainsi qu’il suit :

Communes

Population

Pourcentage

Yaoundé I

371 523

15%

Yaoundé II

317 331

11%

Yaoundé III

333 393

13%

Yaoundé IV

628 045

25%

Yaoundé V

349 755

14%

Yaoundé VI

354 766

14%

Yaoundé VII

126 488

7%

Total

2 481 301

 

Source : SIG de la CUY (Rapport Diagnostic Plan de Déplacements Urbains de Yaoundé)

La délimitation géographique de la Ville de Yaoundé est représentée comme suit, (voir figure 1 ci-dessous):

  • Au Nord-Ouest, par le département de la Lékié;
  • Au Sud-Ouest, par le département de la Mefou-et-Akono ;
  • Au Sud, le département de la Mefou-Akono ;
  • Au Nord, l`arrondissement d'Okola
  • Au Nord-Est et au Sud-Est, par le département de la Mefou-Afamba

 

3. Climat et végétation

Le climat qui règne dans la ville de Yaoundé est de type équatorial (Yaoundéen), caractérisé par l'alternance de deux saisons sèches et deux saisons de pluies. On enregistre une température moyenne de 23,5°C contrastée entre 16 et 31°C selon les saisons et 1650 mm de précipitation en moyenne par an. L'hygrométrie moyenne est de 80% et varie dans la journée entre 35 et 98%. Les vents fréquents sont humides et soufflent en direction du Sud-ouest ; les vents violents sont orientés vers le nord-ouest. La végétation est du type intertropical avec prédominance de la forêt humide méridionale (Wéthé .J. 1999 ; 2001).

4. Relief

Sur le plan morphologique, la ville est située en grande partie dans le bassin versant du cours d'eau Mfoundi (soit 1373.47 ha). On y trouve quatre types de terrains qui sont :

  • les fonds de vallée inondables généralement situés entre 650 à 700 m.
  • les zones de faibles pentes dont les terrains sont facilement urbanisables, situées entre 700 et 750 m ;
  • les zones aménageables dont les hauteurs varient de 750 et 800m;
  • les flancs de collines très difficiles à aménager dont la hauteur est supérieure à 800 m;

De ces types de terrains, découlent deux grandes zones. Les zones non constructibles qui englobent d'une part, les secteurs de faible pente (inférieure à 5%) dont les fonds de vallée généralement inondables et d'autre part, les zones de forte pente, sièges permanents d'érosion et d'éboulement. Les zones constructibles ou urbanisables sont les versants et sites de pente comprises entre 5 et 15%.

5. Tissu urbain

Yaoundé se distingue par trois types de tissus urbains dont les niveaux d’équipements sont variables :

  • Le tissu moderne qui est caractérisé par des constructions en matériaux définitifs et un bon niveau d’infrastructures. Il occupe 20% de la superficie de la ville et abrite près de 25 % de la population.
  • Le tissu populaire dense qui regroupe les zones d’habitat spontané et occupe 60% de la superficie de la ville, abritant près de 70% de la population. Ces zones ont une voirie peu développée, un assainissement sommaire et un faible taux de raccordement aux réseaux d’eau potable et d’électricité.
  • Le tissu rural qui est situé à la périphérie est caractérisé par une faible densité de population.
  • Le tissu urbanisé de la Ville de Yaoundé couvre une superficie de 183.2 km² environ, soit 59,10% de la superficie totale de la Ville (SIG de la CUY).

6. Hydrographie

Le réseau hydrographique de la Ville est un ensemble de cours d’eau disposés en éventail à partir de deux convergences vers le Mfoundi et la Mefou qui sont les principaux exutoires des eaux pluviales. Ceux-ci assurent le drainage naturel des eaux de ruissellement et des eaux superficielles qui sont rejetées dans le fleuve Mefou, qui à son tour déverse ses eaux dans le fleuve Nyong. C'est en aval de ce dernier point de rejet que ce trouve la zone de captage actuel des eaux brutes destinées à la production d'eau potable pour les habitants de la ville de Yaoundé et de ses environs.

À côté de ces cours d'eaux, la ville compte quelques lacs et étangs naturels ou artificiels dont les eaux sont rendues dangereuses pour la santé publique; à cause du déversement des eaux des stations d'épuration (cas du lac municipal), des ordures ménagères et des eaux des latrines situées dans les zones marécageuses.