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Projet d'adressage de la ville de Yaoundé

L’opération d’adressage dans la ville de Yaoundé a été relancée dans le cadre d’une coopération entre la Communauté Urbaine et Yaoundé et l’Association Internationale des Maires et responsables des capitales et métropoles partiellement ou entièrement Francophones (AIMF).

L’expansion spatiale et la croissance démographique ne cesse d’impressionner. En 2016, ce sont 3 millions de ‘’ Yaoundéens’’ qui occupent un site très accidenté d’environ 310km².

Cette urbanisation rapide et mal contrôlée aggrave les difficultés d’orientation et de localisation. Les populations recourent à des noms usuels de lieux même là où les rues sont dénommées.  Lorsqu’on entend un piéton héler un taxi, il y’a de nombreuses curiosités peut-être savoureuses  mais incorrectes. Voici quelques noms usuels « Poste centrale » ;  « Rue des Banques » ; « Carrefour Mvog Mbi »  ou encore « Rue Dragages ». Pourtant les noms de baptême de ces lieux sont: Place Ahmadou Ahidjo ; Avenue Charles de Gaulles ; Place Awae et Rue Charles Bindzi, d’où la nécessité de vulgariser l’adressage pour son appropriation par les populations.

Pour la CUY, il s’agit de mettre en place un système d’identification des voies, des constructions, des parcelles et des équipements publics. Ceci favorisera le repérage facile autant pour les habitants que pour les visiteurs (munis d’un plan), car le code de l’adresse indique immédiatement dans quelle zone se trouve la rue. Au-delà d’être une opération qui vise à faciliter le repérage, l’adressage constitue une initiative qui entend  améliorer la gestion urbaine.

En effet,  les contextes international et national favorables ont permis la relance de l’opération d’adressage de la ville de Yaoundé.

D’une part, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement a signé le 02 avril 2009, l’Arrêté n° 105/CAB/PM portant création, organisation et fonctionnement du Comité inter semestriel sur l’adressage des villes du Cameroun. Cet acte, qui s’inscrivait dans la vision d’émergence à l’horizon 2035,  traduisait à suffisance, la volonté du Gouvernement, sous la Très Haute Impulsion du Chef de l’Etat, de doter les villes camerounaises d’un système de repérage à l’image de la ville moderne du 21e siècle.

D’autre part, l’AIMF, opérateur des sommets francophones, en application de la Résolution n°30 modifiée de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement ayant le français en partage, tenue à Cotonou du 2 au 4 décembre 1995, a été sollicitée dans le plan d’action de Moncton pour intervenir en matière de « modernisation des services de municipalités partenaires ». Et dans le cadre du développement de ses activités en Afrique Centrale, l’AIMF a proposé, le 9 septembre 2013, à la Communauté urbaine de Yaoundé, de cofinancer avec l’Union Européenne, un projet d’adressage et de mobilisation des recettes à Yaoundé, dans l’objectif de mettre à jour l’adressage réalisé en 1994 et de mettre en place des mécanismes nécessaires à l’augmentation des recettes.

C’est ainsi que, le 4 juin 2015, l’AIMF et la Communauté Urbaine de Yaoundé ont signé une Convention pour la réalisation de l’adressage de Yaoundé. Le coût du projet est de 600 000 euros (393 570 000 FCFA), conjointement financée par l’AIMF (500 000 euros) et la CUY (100 000 euros).

La mise en œuvre du projet s’étale sur 36 mois à compter de février 2016. A ce jour, trois sessions du Comité de pilotage ont eu lieu. La phase d’enquête, qui a duré 8 mois de juillet 2016 à mars 2017, a permis la réalisation d’un fichier de près de 100 000 adresses susceptibles d’être exploitées pour améliorer le recouvrement des recettes. Un numéro a été poché à chaque entrée de concession. Ce numéro, associé au numéro ou au nom de la rue, constitue l’adresse de l’entrée. Les populations sont invitées à inscrire définitivement ces numéros sur une plaque métallique.